Je vois que ça tourne plutôt mal ... Vous vous mettez tous contre moi, apparemment !
Eh bien qu'à cela ne tienne, je vais vous donner raison. Péjette, j'n'ais pas envie d'te faire de mal et je sais que tôt ou tard de toutes façons, tu aurais été contre moi.
" L'amour reste toujours
L'affaire de quelques jours
Pas d'une vie entière" comme le disait si bien Renaud en 2002 dans Boucan d'enfer.
Alors, tant pis, tant pis pour ma gueule, je ne cherche pas à me victimiser, mais comme l'on dit, "faute avouée (est) à moitié pardonnée". Ainsi, oui, il est inutile que tu finisses de lire "Mister Piégé" pour te forger une opinion bien solide contre moi ...
Parce que ce qui y est dit, dans ce livre dont je n'ais jamais osé te parler de peur que tu ne sois fragile à l'annonce de la vérité ; et bien, c'est à peu près ce que dit Moe dans le commentaire ci-dessous :
jack-barnes, Posté le samedi 21 avril 2007 12:45
Mr. X, là où le P.G était au plus mal, vous nous avez enfoncé encore un peu plus, vous étiez un détracteur.
Puis, au moment où Mister P.G commençait à monter dans les sondages, près à gratter Royal et Sarkozy, vous êtes devenu le plus gros lèche-cul de la terre envers Mister P.G et moi.
Mais vous n'attendiez qu'une chose : le pouvoir. Vous avez manipulé Mister P.G, notre chef à nous, jusqu'au point de le TUER !
OUI, MONSIEUR X, OUI JE VOUS ACCUSE D'AVOIR COMMANDITE L'ASSASSINAT DE PIERRE GUILLEMOT EN VUE DE REPRENDRE LE P.G.
Seulement, j'ai tout de suite monté une enquête pour découvrir la verité.
L'autopsie révélant que Mister P.G a été tué d'une balle venant de l'immeuble situé en face de l'appartement du défunt où il a été retrouvé, je me suis juré de retrouvé l'assassin.
Je ne révelerais pas l'identité du tueur, actuellement sous les verrous, mais c'est vous, Monsieur X qui l'a commandité.
C'est donc pour cette raison que j'appelle Péjette à renforcer sa protection en doublant le nombre de policiers autour de sa demeure.
En attendant, je continue d'appeller le peuple à voter pour moi.
Jack Barnes : ni à droite, ni à gauche : dans ton cul.
A la seule différence près que le tueur n'était pas un serial killer, mais bel et bien un ami de Mister P.G, qui faisait parti de son équipe de campagne ...
Puisque, moi, en rejoignant Mister P.G le lundi 18 Septembre 2006, j'apprivoisai l'équipe, et bien vite, je leur proposai qu'ils s'entraînent pour le passage de notre idole chez Denisot, prévu le 29 Septembre. Je leur avais même plus exactement proposé que l'on fasse une bande-annonce qu'on filerait à Canal. Une bande-annonce de ce qui se passerait chez Rachelle le 01er Novembre, pour l'université d'idées du parti.
Ce qu'ils firent et dont je tirerai parti ... J'étais parmi les nègres qui avaient rédigé le discours de Mister P.G : un discours bien ficelé, sympa et articulé autour du thème " une dinde au whisky par jour, une dinde au whisky pour chacun ". L'idée était également de mettre dans les rangs un dissident, combattant d'un éventuel pouvoir pégéien ... Mister P.G était prévenu qu'un de ses fidèles risquait de lui tirer dessus, mais comme je lui l'avais fait savoir, c'était pour son bien.
Nous répétâmes donc et tout se passa bien. La bande-annonce était en boîte et nous y voyions Mister P.G éviter une balle : c'était là une marque de rigueur et de bravoure de la part d'un homme qui saurait vers où faire converger nos destins à tous, puisqu'il avait su sauver le sien.
L'homme qui avait la mitraillette logeait effectivement dans l'appartement en face de chez Mister P.G et paraît-il qu'il cotôyait assez souvent ton mari, Péjette. Mais le 26 Septembre, alors que c'était dans la boîte, Mister P.G entreprit, on suppose, de s'entraîner à réciter son discours dans la pièce qui nous avait servi de studio d'enregistrement, aller savoir pourquoi ...
Alors là, son voisin, ami fidèle et que j'avais chargé de la mitraillette, fut étonné, mais il fit consciencieusement son boulot, car de là, où il était positionné, il n'aurait de toutes manières pas pu voir s'il y avait les caméras et nous autres ... Il n'avait dans son angle de vue que le désormais défunt troufion et il a réagi comme il le fallait en voyant Mister P.G dans la même posture qu'au moment de l'enregistrement de la bande-annonce, c'est à dire qu'il s'est chargé de lui tirer dessus. Il a pensé qu'on recommençait l'enregistrement sans l'avoir prévenu, ou alors qu'il avait oublié qu'on l'avait prévenu. Ainsi, paniqué, il a fait son boulot à toute vitesse.
Mais, Mister P.G pas prévenu de ce fait, se prit un tir en pleine gueule. Il mourut sur le coup ...
Nous fûmes choqués lorsqu'on revint le voir. On s'est donc démerdé pour camoufler cette mort jusqu'au moment où toi, Péjette, tu ne pouvais plus être considérée en dehors de tout ça.
Je suis venu te chercher le 01 er Novembre et tu connaîs la suite. "Mister Piégé" ne t'apprendra rien ... Par contre, avant que je ne me suicide ( effectivement, mon existence n'en vaut plus vraiment la chandelle, je suis attaqué de partout), ma volonté serait de savoir qui est l'auteur de ce putain de livre, car il sait tout ce que je t'ais dit.






